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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 14:33
Auto-destruction des dystopies pour ados. Divergente, Hunger Games, etc.

Je me laisse facilement entraîner au cinéma. Depuis une vingtaine d’années, j’ai presque consommé tous les films d’ados qui existent. J’ai grandi avec les American Pie, du premier au huitième, en passant par tous les spin-off (y compris les deux spin-off Another GayMovie I et II). Un genre récent vient de faire son apparition, qui mêle dystopie SF et teen movie. Mais bien plus qu’un sous-genre, la teen dystopia (je lance l’expression dans l’océan de l’infosphère comme une bouteille à la mer) est un concentré de vingt ans de recettes de teen movies.

 

Dans un monde encore plus autoritaire et violent que la huitième saison du Bachelor, il suffit d’ajouter : 

 

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Nouvelle adresse du site : http://www.freakosophy.com

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Richard Mèmeteau
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commentaires

Juliette 10/06/2014 20:40

j'aime bien ta critique de divergente, mais je pense que si tu lisais les livres certaines choses te paraîtraient plus cohérentes. Parce qu'il est vrai qu'ils oublient certaines choses dans le film qui peuvent être capitale pour la compréhension. Enfin, c'est juste un conseil de la part de quelqu'un qui les a lus :)

Freakosophe 26/04/2014 15:01

Merci pour votre commentaire. Il prolonge la réflexion sur un terrain que je n'ai pas envisagé au départ.
Je m'intéressais à ces erreurs dans les scénarii qui passent malgré tout inaperçues parce qu'on y croit. J'aime bien l'idée d'un scepticisme moderne, et je pense en partie en être atteint (au moins dans la façon dont je reçois les information dudit monde moderne). En revanche, la posture de spectateur me paraît moins compatible avec ce sceptisme. Un spectateur sceptique serait cohérent en se levant de son siège et en quittant la salle de cinéma. Qu'en pensez-vous ? Il me semble que le cinéma américain multiplie les références à la foi, à la croyance, pour engager performativement le spectateur dans l'histoire.
Malgré les analyses de Baudrillard (que j'aime bien lire de temps à autre), ce qui est marquant dans Divergente est de voir à quel point l'héroïne s'engage dans ce qu'elle fait sans jamais se rendre compte qu'elle pourrait simplement bénéficier de la contradiction inhérente au système dans lequel elle vit (en fait, ça devrait être le job des "érudits" mais passons). Dans Hunger Games, en revanche, il y a vraiment quelque chose comme une "résistance passive" (je ne connais pas Constable). L'héroïne, c'est vrai, rechigne à aller tuer ses adversaires au début. C'est toute l'intelligence du livre et du récit de mettre le spectateur en adéquation avec son héroïne d'un point de vue éthique, mais en désaccord du point de vue du récit et de l'action (car on veut qu'il se passe quelque chose et non qu'elle meurt en pacifiste).

Hugo Clémot 23/04/2014 06:39

Intéressant et très clair. Dans Adapting Philosophy. Jean Baudrillard and the Matrix Trilogy, Catherine Constable interprète la fin de la trilogie Matrix à l'aide de la notion de "résistance passive" qu'elle trouve dans Simulacre et simulation, en gros, l'idée qu'il n'y a rien que le système aime mieux qu'une résistance active, volontaire, qui le régénère une fois l'action récupérée, mais qu'il est en revanche très fragilisé quand chacun se contente de faire le minimum de ce qu'on attend de lui (une attitude assez dominante chez les élèves...).
La question devient celle de savoir si le "nihilisme" de Baudrillard (selon son expression) est la meilleure façon de penser le phénomène que vous décrivez, ou bien si ce ne serait pas une nouvelle expression de notre scepticisme moderne, qui commence en effet à toucher également l'univers des séries TV.