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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 08:02



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Freakosophy pense à votre spleen en ce début des grands mois de l'été où tout se vide autour de vous et vous fournit gracieusement de quoi le décorer agréablement en lui fournissant une bande son chaleureuse comme une nuit sans lune...

A une époque où l'on crie sur tous les toits que les majors sont là pour protéger tous les artistes, il est intéressant de se retourner sur le cas de ce somptueux cadeau qu'est  Dark Night of The Soul,  issu de la collaboration de trois artistes décidément à part : Danger Mouse, DJ/producteur, Mark Linkous, le chanteur de Sparklehorse, qui est l'auteur ici des treize chansons, et "the last but not least": David Lynch qui est là pour la promo et les visuels (la pochette et 40 autres photos visibles en live jusqu'au 15 août dans une galerie). A cela s'ajoute des invités de talent : Franck Black, Iggy Pop, Suzanne Vega, Julian Casablancas, Vic Chesnutt... on est donc indéniablement face à une mine d'or et pourtant la culbute ne se réalise pas ; bien au contraire, EMI fait tout pour empêcher le cd de tourner en boucle sur toutes les platines Hip des grandes capitales. La riposte est habile : les artistes proposent un somptueux livre (45 euros) contenant un CD vierge que l'on peut utiliser comme on le souhaite mais qui est clairement là pour graver les treize pistes que l'on aura facilement glanées sur la toile. Le geste est fort et sent tout autant la révolte contre le système que le marketing habile.


 

 

Rébellion car il met en avant toute la tension qui peut exister entre les artistes et leur distributeur. Ce n'est pas le premier coup d'éclat (Radiohead avec In Rainbow est déjà dans cette logique) et cette épisode est bien là pour nous rappeler que ce que l'on nous rabâche sur l'industrie du disque depuis Hadopi est plus une histoire de sous que de créations et donc qu'il y a bien dans le fond un discours malhonnête qui est véhiculé dans les médias au sujet de la culture qui se meurt à la suite des baisses de profits des gentils distributeurs (pardon mécènes).

Marketing car il y a dans la constitution de cette "dream team" artistique quelque chose de trop beau pour être vrai et le décalage de la plupart des photos de Lynch avec la musique a tendance à montrer les coutures du chef d'oeuvre. Cela n'enlève rien à l'ensemble mais on est tout de même loin de l'art total et il faut prendre cette oeuvre pour ce qu'elle est : une bonne rencontre plus qu'un coup de foudre.


Il est encore possible de se faire plaisir en récupérant le fameux cd ici.



Pour la route, voici un des précieux clichés de Lynch que les fans les plus hystériques pourront retrouver dans le livre/oeuvre.

 
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 Les plus mordus ou les californiens pourront voir les clichés jusqu'au 15 aout à la Michael Kohn Gallery

 

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