Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 22:25

Nous reproduisons ici le dialogue de deux freakosophes célèbres, d'après les notes de U. Ces papiers sont les seules traces écrites de cette rencontre historique. Elles ont été trouvées un jour d'été, coincées entre les portes automatiques d'un supermarché, maculées de fientes de pigeons, et brunie par le café. Les experts estiment que, comme à son accoutumée, U. se trouvait à la terrasse d'un café, épiant et notant tout ce qu'il pouvait bien glaner de la vie de ses contemporains. Il aurait été le témoin direct de la scène qu'il reporte sur le papier. Nous reproduisons ici le document original.

tv-cassé

Un débat qui ne vous laissera pas indemne ! source.

 

Alors que le soleil se couchait sur la cité des hommes et que ceux-ci s'empressaient de regagner leur logis pour ne pas rater le début de leurs séries télévisées favorites, Aristomythe, fils de Démophobe, assis sur les marches de l'obélisque dédiée au héros local, semblait perdu dans de noires pensées. De son côté, Dr. Screen, fils de Barney Stinson et Sookie Stackhouse, rentrait aussi chez lui pour mater une série illégalement téléchargée (mais passons ce détail embarrassant). La vue de son ami Aristomythe, morose et dépité, toucha si profondément Dr. Screen que ce dernier consentit à sacrifier son impatience pour s'entretenir avec Aristomythe. 

 

“Dr Screen : Mon très cher Aristomythe, qu'est-ce qui peut bien te meurtrir à ce point que tu en viennes à rater le nouvel épisode de True Blood ou de Dexter?

 

Aristomythe : C'est justement cette perspective qui me tient loin de chez moi. Vois-tu, j'ai été particulièrement déçu par les derniers épisodes que j'ai pu voir, notamment ceux qui sont censés clore une saison. Alors que je m'attendais à voir se dénouer les fils que les épisodes centraux de la saison avaient patiemment noués et qui me tenaient en haleine depuis plusieurs jours, ces épisodes charnières n'ont achevé que de manière superficielle les intrigues, souvent par des coups du destin peu crédibles, et ceci pour ouvrir sur de nouvelles intrigues sans lien avec les précédentes. Il s'agit clairement de préparer la saison suivante. Mon problème est que ces nouvelles intrigues sont souvent sans lien avec les précédentes comme je l'ai dit. Elles s'ajoutent les unes aux autres, les saisons se succédant sans fin. Si ces intrigues étaient encore totalement indépendantes, cela ne serait pas gênant. Seulement la nécessité de reprendre les mêmes personnages et de garder une continuité entre les saisons et les épisodes d'une série conduit à faire en sorte que les intrigues qui se succèdent ne sont jamais vraiment achevés ou n'affectent pas vraiment les personnages. Finalement, cette succession (ou enchaînement) sans fin d'histoires fait que les séries sont condamnées à développer des histoires et des personnages superficiels. Du coup, les séries me semblent souvent dégrader l'art du récit. Pourtant, la qualité apportée à l'écriture et la réalisation de ces séries dans les vingt dernières années, surtout aux USA, semblait promettre l'émergence d'une nouvelle forme d'art. Ma tristesse présente s'explique simplement par cet espoir déçu et me conduit à nourrir de nombreuses inquiétudes sur cette nouvelle mode de la culture de masse.

 

Dr Screen : sache que je partagerais moi aussi ton abattement, si je ne me nourrissais pas du meilleur nectar télévisuel. Ou tout au moins, si je ne m'en nourrissais pas en respectant les usages et les codes de cette culture. Car tout est là, mon cher Aristomythe. Tu es trop bon philosophe pour ne pas savoir qu'on ne trouve que ce qu'on cherche. 

Ainsi, fais déjà cette distinction, et tu me diras si ta dépression n'est pas qu'un lointain souvenir. 

 

1) Il y a, en premier lieu, les séries à histoires, qui développent une suite d'événements, impliquant plusieurs personnages et brodant d'improbables dénouements. C'est le versant épique de la production télévisuelle. On pourrait y mettre 24 heures chrono, Lost (pour une part), Alias... pour les plus anciens shows ; mais très récemment, on peut évidemment citer Flashforward qui a occupé tes ratiocinations. A mon avis, ta déception vient de là (sèche tes larmes, et renifle moins fort s'il te plaît... tu me fais presque honte). 

 

2) Mais il y a aussi, en deuxième lieu, des séries de personnages, où ce qui nous occupe est la lente transformation d'un personnage, ou au contraire son inaltérable maintien à travers les événements. Mad Men, Six Feet Under... nous semblent appartenir à cette catégorie. Ce sont sans doute des histoires là aussi, mais qui n'impliquent pas de si grande concertation d'événements. Ces séries psychologiques sont sans doute les plus grandes réussites actuelles. Et pour une part (si tu considères que Lost est une série de personnages), tu peux y ranger Lost également.

 

3) Enfin, bien qu'il t'importe de connaître la fin d'une série, il y a, en troisième lieu, toutes ces séries de situation : sitcoms, ou même, serait-on tenté de dire, sitdrama. Les épisodes de ces séries forment des unités séparées, et restent tout aussi intéressantes, quoique non épiques ou feuilletonnantes. N'oublie pas que l'une d'elle est tout de même la série la plus connue et la plus ancienne au monde, à savoir les Simpsons ! Mais tu as de formidables sitcoms, qui peuvent mêler un peu d'histoire, et qui n'y sont jamais entièrement soumises, comme How I met your Mother, Big Bang Theory... Dans ces shows, ce qui compte est davantage l'univers de la série. Et chacune peut être comprise comme un dispositif comique, une structure comique, sur laquelle n'importe quel philosophe analytique sérieux finira bien par écrire.

 

Bref, si tu ne veux voir dans la série que le moyen de prolonger une histoire bien au-delà des cadres habituels, tu manques tout de suite l'essentiel, à savoir la variété de leurs histoires, bien plus que leurs impossibles clôtures (mais quelle histoire finit vraiment ?). Alors, Aristomythe, conviens-tu qu'une telle variété est bonne, elle aussi ? (Et s'il te plaît, mouche-toi un peu, il y a à tes pieds une sorte de flaque verte qui ferait dégueuler un enfant)

 

lost

Un des finals les plus attendus.

 

Aristomythe : Dans le chapitre théorique de son livre consacré aux séries, Philosophies en séries, T. de Saint Maurice affirme que les séries ne parviennent à dépasser leur statut de produit divertissant et à échapper à la condamnation d’Arendt pour les produits de la culture de masse, qu’en sortant de leur contexte de diffusion sur les chaînes de télé : « c’est plutôt la publication en coffrets de DVD qui rend possible une authentique activation de ces objets comme de véritables œuvres d’art audiovisuelles » (p162). Il ajoute à cela l’idée que ces séries ne peuvent être comprises que si elles sont expérimentées « dans la médiation d’un contexte culturel », c’est-à-dire si le spectateur maîtrise, au moins un minimum, « le contexte historique et culturel de l’œuvre » (pp164-165). Bref, les séries ne sont pas en elles-mêmes des œuvres d’art, mais leur dimension artistique doit être « activée ». Cette analyse repose sur l’idée qu’on ne peut trouver de critère interne aux œuvres d’art permettant de dire ce qu’est l’essence de l’art, et donc appliquer un tel critère aux séries télés. Il faut donc, avec l’esthétique contemporaine, se demander « quand y a-t-il art ? » plutôt que se demander « qu’est ce que l’art ? ». Appliqué aux séries, cela conduit à ne pas chercher dans les séries une qualité formelle qui en ferait ou non des œuvres d’art, mais quel contexte permet d’activer ces produits en œuvres d’art. Voilà ce que dit ce gars, t’en penses quoi toi ?

 

Dr Screen (explosant à coup de pied un pot de fleur qui ne lui avait rien fait) : Ce fameux De Saint Maurice n'a rien compris ! Et il le prouve lui-même. Dans son livre, que je n'ai tenu entre mes mains que pour mieux le jeter au loin, il ne cite en exemples que les premières saisons de chaque série !... Le minimum aurait été de regarder chaque série en entier, c'est-à-dire de regarder toutes les saisons de Dexter, de House, de Lost, des Experts etc. Mais M. de Saint Maurice, alors qu'il considère que la série ne peut être appréciée comme oeuvre d'art que si on la regarde comme un tout, n'a pourtant pas eu la délicatesse de nous citer plus que les premiers épisodes de chaque saison... Amusante auto-réfutation, tu ne trouves pas ? Mais passons sur les coups éditoriaux et la mauvaise foi suintante de ceux qui en profitent. Car le problème est que la théorie de Goodman, qu'utilise Saint Maurice, ne permet pas de réellement distinguer le bon art du mauvais art. Ce qui fonctionne comme art, je m'en tamponne personnellement le coquillard. Ce qui compte pour moi est d'être bien subjugué par la beauté, par les livres géniaux, les musiques folles, les séries tortueuses... mais pas d'être embarqué dans des délires abscons d'artistes conceptuels, ou noyé dans la guimauverie écoeurante des clips de MTV. Il faudrait davantage réaffirmer ce qu'est le bon goût, plutôt que de poser des définitions plus ou moins folles de ce qu'est l'art. 

 

Aristmoythe : D’accord avec toi. Cette manière de voir les choses est problématique car elle conduit finalement à négliger le rapport intrinsèque entre forme et contenu dans l’œuvre. Cette approche esthétique a d’ailleurs été adoptée pour expliquer comment n’importe quel délire artistique contemporain pouvait être considéré comme de l’art. Finalement tout peut devenir de l’art, pourvu que le contexte le veuille. Du coup, pourquoi pas les séries ? À ce compte là, pourquoi ne pas voir dans le télé-achat une authentique œuvre d’art ? Le reste du livre est d’ailleurs symptomatique de cette insuffisance théorique puisque les séries sont prises comme des prétextes à des réflexions philosophiques sur différentes questions générales sans que jamais la forme même des séries soit considérée comme essentielle dans le contenu thématique ou narratif que ces séries proposent. Si les séries ont un intérêt, autre que d’être des exemples accrocheurs pour les cours de philo en classe de terminale, il faut alors se demander en quoi leur forme propre permet de développer tel ou tel thème de manière originale et artistique.

 

the end

Faut-il finir pour achever ?

 

Dr Screen : écoute, Aristomyhe, on est d'accord (grâce à cet ennemi commun). Tu as dû regarder une mauvaise série en particulier. Mais toute série ne mérite pas que tu l'accables du reproche de ne jamais finir. Car, dans le fond, ce qui me semble essentiel dans la forme même de la série, c'est qu'elle commence ou finit toujours plus loin que ce qu'on en voit. On peut s'arrêter et reprendre. On peut regarder trois épisodes d'affilée, ou stopper à une coupure pub. Il est absurde de dire que le potentiel artistique de la série ne serait "activé" que si on se la matait en entier en une fois en DVD... car on voudrait la consommer comme un film. Et ce n'est pas un film. D'ailleurs, cette lecture petits bouts par petits bouts ne pose aucun problème pour un livre. Un livre, sous prétexte qu'il forme un tout, n'impose pas d'être lu en une seule fois, comme un film... Si je devais défendre la modernité de la forme même de la série, je dirais que la série oblige le spectateur à être toujours dépassé par une histoire dont il ne dévoile que des épisodes mais jamais le schéma général. Mais paradoxalement, le spectateur, une fois qu'il a accepté cette partialité constitutive, n'en est que plus libre d'interpréter les épisodes qu'il dévoile un à un. La série est la forme d'art typique d'un monde pluraliste. Est-ce que ce brin de métaphysique te rafraîchit un peu...?

 

Aritomythe : Va pour le monde pluraliste et la métaphysique cathodique... mais tu me sembles un peu généreux lorsque tu affirmes que « le spectateur (…) n’est que plus libre d’interpréter les épisodes qui se dévoilent un à un ». Je vais te paraître un peu rabat-joie, version gauchiste critique, mais il me semble qu’au lieu de susciter de libres interprétations, les séries suscitent surtout un manque, un besoin artificiel de consommer « la suite », accompagné de frustration comme toute forme d’addiction. On pourrait comparer cette frustration à celle du manque de drogue. Le propre d’une addiction, c’est de continuer à consommer un produit par un sentiment de manque, mais sans désirer le consommer. Bref, c’est manger sans faim, parce qu’on en a besoin et non parce qu’on le désire. La loi des séries serait donc celle d’histoires sans fin qui se consomment sans faim. À vrai dire, même une série qui se termine de sa mort naturelle provoque cette frustration et ce manque. Le propre de la série est de susciter un besoin de suite sans fin alors même que le désir de connaître la suite se trouve neutralisé. Heureusement pour ces frustrés de la culture de masse, les médias sont toujours capables d’inventer de nouvelles séries pour combler le manque. Les médias de masse s’apparentent ainsi à des dealers du cerveau. Lorsqu’une série s’interrompt (brutalement ou de mort naturelle), une autre peut prendre la suite, se substitue à elle. Les séries n’ont vraiment pas de fin, même lorsqu’elles semblent en avoir une, car toutes les séries s’enchaînent les unes aux autres. Cette continuité ne vient pas des histoires, puisque chaque histoire prétend être originale, mais par le type de consommation qu’elles entraînent, par le type de manque qu’elles suscitent. C’est un peu comme un drogué qui passerait de la cocaïne à l’héroïne, puis à l’alcool, au crack, pour finalement passer aux médocs. La drogue est différente, produit des effets qualitativement différents, mais génère le même type de consommation répétitive et le même type d’addiction.

 

Dr Screen : Je suis addict à True blood tu trouves ?! Ecoute, je connais cet argument par coeur, et il a même fait l'objet d'un livre très décevant (Crack Wars, de l'américaine Avita Ronell)... D'une certaine façon, oui, on pourrait dire que nos goûts ne s'appuient plus sur les critères d'harmonie, d'expressivité ou de qualités traumatiques, comme on a pu le penser jusqu'au XXème siècle. Et on pourrait dire que l'addiction est devenue un nouveau critère esthétique en soi. Pourquoi pas... Mais tu n'as pas l'impression que c'est un simple jeu de mots? Ou une adaptation marketing du vocabulaire à une réalité culturelle très secondaire? Il est inévitable que si l'on suit le cycle des Niebelungen en entier, on puisse aussi être qualifié d'addict à Wagner... Mais cela explique-t-il Wagner ? A mon avis, c'est l'écriture des séries particulièrement qui devrait être étudiée. Elles multiplient les cliffhangers au sein d'un épisode, les épisodes au sein d'une série, et les arcs au sein d'une saison. Si tu voulais expliquer l'addiction, et donc la montée progressive de l'intérêt pour une histoire, tu devrais te tourner vers cette fragmentation subtile des unités narratives. Le spectateur sait que chaque scène va avoir une fonction, un impact sur le cours global du show. Rien n'est perdu. Pas de temps mort. Ce procédé d'écriture, imbriquant de petites intrigues dans des plus grandes, comme des poupées gigognes est vraiment neuf, il me semble. Une même scène peut n'avoir qu'un intérêt épisodique d'abord, puis revenir plus tard dans la continuité de la série pour devenir le tournant de l'intrigue de la saison entière. A l'inverse, la caractéristique de tout cinéma qui se veut pur cinéma, serait plutôt le plan séquence, qui n'est que pure durée, libérée de toute justification scénartistique – voilà la limite de l'écriture serrée des séries. Mais passons… (levant les yeux au ciel) Pourquoi selon toi, ô Aristomythe, sommes-nous si vite drogués aux séries ? 

 

ligne.jpg

Tiens bon Aristomythe, il ne te reste que 6 saisons !

 

Aristomythe : La répétition crée l’habitude et l’habitude le besoin : manque artificiel. En plus, la série télévisée divertit de manière originale : plus qu’une évasion de l’esprit, elle crée une familiarité avec des personnages, avec des alter ego imaginaires. Par son étalement dans le temps, elle pénètre le quotidien, structure et rythme le temps humain. Les séries jouent dans la culture de masse contemporaine le même rôle que les rites religieux dans les sociétés traditionnelles. Bergson montre que la religion statique rassure par ses rites réguliers les hommes de leur peur de l’imprévisible. L’intelligence crée du possible, de l’imprévisible, le rite mime l’instinct en réintroduisant du prévisible. La série joue ce rôle-là aussi. Elle constitue un nouveau rituel, effectué quotidiennement sur l’autel cathodique. Enfin, en créant une culture commune, elle inaugure une nouvelle forme de sociabilité que l’effondrement des grandes idéologies (après celui des religions traditionnelles) menaçait, mais que le dieu télévisuel a réussi à sauver in extremis.

 

 

Dr Screen : Aaaargh ! (il forme une croix avec ses index et se met à vociférer) Bernard Stiegler, sors de ce corps ! Aristomythe, tu es jeune, chevelu – et fan de Santana, je le sens à la virtuosité de tes références –, mais crois-tu vraiment qu'on puisse diagnostiquer l'état d'une société si facilement? Au niveau de généralité où tu te places, j'ai l'impression que tout pourrait entrer en résonance avec tout, tout être cause et conséquence de tout. La religion, les séries, le nihilisme... et pourquoi pas la pornographie !? A ce niveau de la conversation, soit je construis demain une cathédrale new age avec toi pour nous sauver du cataclysme, soit on se retrouve bientôt pour une conversation super précise sur un point super précis. 

 

Aristomythe : Je savais que tu aurais du mal à prendre de la hauteur : les sommets de la pensée ne sont pas pour toutes les têtes… Je t’accorde que je peux parfois m’emporter et voir des aliénations là où il n’y a finalement que des intérêts passagers et superficiels, mais, vois-tu, le décompte du temps passé devant les séries télévisées donne parfois des frissons sur la manière dont nos contemporains vivent leur courte vie. Tu as certainement raison de dire qu’il faut séparer le bon grain de l’ivraie, et je garde, pour ma part, de très bons souvenirs de séries comme Dexter, les Tudors ou Rome. Seulement, si l’honnêteté implique d’avoir au moins vu une saison pour juger une série, c’est-à-dire entre 8 et 12 heures de programme, cela fait beaucoup de temps perdu pour se rendre compte que la série n’a au fond pas d’intérêt. Tu ne peux pas vraiment me dire que c’est la même chose pour les films, les livres, la BD ou la musique où le jugement de goût peut s’effectuer plus rapidement. Dorénavant, avant de m’engager dans une nouvelle série, j’attendrai ta critique freakosophique. Rien ne vaut un ami au jugement si sûr pour se repérer dans l’immensité de la culture contemporaine.“

 

 

Alors tous deux se quittèrent dans le froid de la nuit, chacun partant à la recherche d’une nouvelle lumière cathodique. En se séparant, ils se promirent pour bientôt un nouveau dialogue interminable, tout comme ces séries qui n’en finissent jamais... que l’un aimait, et que l’autre déplorait. »

 

game over

Tout doit-il nécessairement recommencer ?

source.

Partager cet article

Repost 0

commentaires