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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 18:30

 

Précédemment : Après avoir esquissé dans notre dernier billet une première distinction entre les finalités apparentes du gonzo et du porno-chic, il nous faut maintenant approfondir cette distinction afin de dégager les finalités (plus) essentielles de ces deux types de film pornographique. Pour cela, nous essayerons d’abord de répondre à la question sur laquelle nous avions terminé notre précédent post, à savoir :

 

 

 

La vérité du porno se trouve-t-elle dans le gonzo ou le porno-chic ?

 

 

Porn

source.

 

 

Première réponse possible : Le gonzo est la vérité du porno.

 

Le « pour de faux » (tout ce qui est simulé dans un film) ne tient pas face au « pour de vrai » (le sexe représenté) : la non-simulation des actes sexuels entraîne une focalisation sur le sexe qui rend l’histoire toujours anecdotique et secondaire, même dans les versions les plus scénarisées. Cet effet de focalisation n’est pas une question de gros plan. On rencontre souvent l’idée que l’absence de gros plans dans le porno-chic de « l’âge d’or » permet de le distinguer de tout ce qui viendra ensuite (dont le gonzo est l’aboutissement). En fait, la « tendance gynécologique » se trouve présente dès le départ de l’histoire du porno, et je ne suis pas sûr que cela soit un facteur important de distinction des films. Cet effet de focalisation n’est pas non plus qu’une question de qualité du scénario ou du jeu d’acteurs, mais une question de représentation : la non-simulation de l’acte sexuel rend toute simulation périphérique et anecdotique, voire improbable, car ce qui est non-simulé touche à l’intimité des acteurs. Dans une scène érotique ordinaire, le non-simulé ne parasite pas la simulation. Dans une scène de sexe simulée d’un film non pornographique (érotique donc), des actes sensuels non-simulés sont bien montrés (des baisers, des étreintes, mais aussi des caresses sur les seins, les fesses et parfois même le sexe sans pourtant que celui-ci ne soit montré explicitement), pourtant tous ces actes non-simulés ne nuisent pas à la simulation, ils en augmentent même l’intensité : l’imagination est servie par le réel, « le pour de faux » prend une épaisseur par « le pour de vrai ». Par exemple, les baisers et étreintes de Sharon Stone et Michael Douglas dans Basic Instinct ne parasitent pas la scène d’amour, mais lui confèrent une plus grande intensité.

 

 

basic-instinct

 

 

Basic instinct : le sexe ne nuit pas à l’histoire … parce qu’il reste caché.

source.

 

Par contre, il y a un effet inverse dans le porno qui constitue une différence de nature avec la scène érotique d’un film ordinaire : le non-simulé n’augmente pas l’intensité de la simulation (de l’histoire, des personnages, du sens de la scène), mais le parasite ; l’acte sexuel devient le centre d’attention (effet de focalisation), l’imagination est court-circuitée par le réel. À quoi est-ce dû ? Encore une fois, à l’intimité physique de la personne. Cette intimité n’est jamais celle du personnage mais celle de l’acteur, qui cesse du coup automatiquement de l’être. En exposant son intimité, l’acteur désincarne le personnage qu’il prétendait incarner : seule la chair de l’acteur apparaît à l’écran, celle du personnage a disparu. Les actes de l’acteur ne renvoient plus qu’à lui-même et non au personnage qu’il joue. L’intimité renvoie à la pudeur. L’atteinte à la pudeur est l’obscénité (prise ici dans un sens non moral). Contrairement à la représentation de l’obscénité dans les autres médias (littérature, peintures, BD, etc.), l’obscénité du porno est réelle et non imaginaire. C’est d’ailleurs cela qui rend le film difficilement regardable en famille ou entre amis et satisfait notre voyeurisme. Le visionnage doit être intime, secret, privé. Il y a une honte à le regarder en public (la honte étant ici la réaction face à l’obscénité). Il n’y a par contre certainement pas de honte à le regarder en privé, à moins de vouloir voir dans l’obscénité quelque chose d’immoral, ce qui n’est pas le propos ici. 

 

 

zack-miri-no-porno-hdrimg

 

 

Une consommation publique risquée ? 

Zack & Miri : Porno or not porno ? - source.

 

 

Le moraliste pudibond adoptant cette analyse dira que cette représentation de l’obscénité conduit à réduire tout porno-chic au gonzo et que le porno doit en général être moralement condamné. Par contre, si on adopte sans moralisme cette analyse (la question de la moralité du porno sera envisagée dans un prochain post), on peut dire que le porno-chic n’ajoute rien au porno et n’est finalement qu’une justification hypocrite du simple fait de regarder du sexe non-simulé. Que le porno-chic ait été la norme prévalente pendant le soi-disant « âge d’or » du porno peut s’expliquer ainsi : la vidéo n’existant pas, la pornographie cinématographique était toujours d’usage public et jamais d’usage privé. Pour conjurer la honte bien compréhensible accompagnant ce mode de visionnage, le porno-chic a prédominé. Mais cet argument de fait n’est pas celui qui est utilisé ici, puisque même l’amateur exclusif de gonzo ressentirait certainement cette honte publique. L’argument pro-gonzo (et anti-porno-chic) est ici que le porno-chic n’est rien qu’un effort pour masquer une honte éprouvée également dans un usage privé de la pornographie, une honte liée au voyeurisme en général et à un moralisme pudibond dépassé. Selon cette approche, le gonzo est donc la vérité du porno. Pour elle, le porno-chic n’est qu’un genre dérivé et secondaire. La fioriture et le chichi qu’il ajoute en construisant des histoires et des personnages sont inutiles et vains au regard de la finalité interne du porno. Selon cette approche, le porno-chic n’est que du gonzo sophistiqué et cette sophistication est superflue.

 

Selon cette optique, les chef-d’œuvres que sont L’empire des sens d’Oshima, La bête de Borowczyk et dans une moindre mesure Caligula de Tinto Brass, bien que présentant des scènes de sexe non-simulées, ne sont pas des films pornographiques, mais des films érotiques dans lesquels a été injecté du sexe non-simulé dont on aurait pu se passer et dont on aurait même peut-être dû se passer à cause de l’effet de parasitage analysé ci-dessus. L’approche considérant que le gonzo est la vérité du porno a donc le mérite de clarifier la distinction entre cinéma ordinaire (qu’on dira érotique) et cinéma pornographique.

 

 

 

Deuxième réponse : Le porno-chic est la vérité du porno.

 

Le « pour de vrai » ne parasite pas la simulation, mais au contraire l’intensifie à un niveau juste supérieur à celui de l’érotisme ordinaire. C’est ce que tous ceux qui rejettent la distinction entre pornographie et érotisme au cinéma semblent soutenir. En fait, ils réduisent la « vraie » pornographie au porno-chic. Machine à fantasmes, usine à rêve, le porno-chic est un art : celui d’exciter l’imaginaire en lui donnant à voir le sexe, mais toujours dans un univers fantasmatique. Selon cette approche, le porno-chic n’est pas seulement possible, il est la vérité du porno. Le gonzo est un mauvais porno parce qu’il ne fait pas l’effort d’intégrer le sexe dans l’imaginaire fantasmé du film. L’idée n’est pas ici de condamner le gonzo selon des critères externes (moraux ou éthiques), mais de dire qu’il ne remplit pas la finalité du film pornographique qui est, comme le film en général, de faire rêver, à la différence que le film porno fait faire des rêves mouillés… Il n’y a donc pas ici de distinction de nature entre film érotique et porno. Des films comme Emmanuelle de Jaeckin, Les contes immoraux de Borowczyk, la trilogie de la vie de Pasolini, ou plus près de nous des films comme Lady Chatterley de Ferran ou Eyes wide shut de Kubrick, où les actes sexuels ne sont pas montrés explicitement mais constituent l’objet thématique des films, ne se distinguent pas par une différence de nature mais seulement de degré des meilleurs porno-chic comme les trois mentionnés plus haut ou de films comme Le sexe qui parle de Lansac, Behind the green door des frères Mitchell ou encore The devil in miss Jones de Damiano, considérés généralement comme de bons représentants de « l’âge d’or » du porno.

 

 

pornochic

 

Chefs d’œuvre du porno-chic : le fantasme enfin incarné ! - source

 

 

Selon cette approche, la finalité illusoire du gonzo n’est par ailleurs jamais atteinte, car la narrativité s’impose toujours du fait même de filmer. Tous les éléments propres à la prise de vue (le point de vue, le hors-champ, l’avant et l’après le plan, la qualité du son,...) et au montage font que l’image, même la plus documentaire, construit d’elle-même une histoire et des personnages que le spectateur va pouvoir interpréter. C’est finalement la possibilité de toute image à être interprétée qui déréalise ce qui est filmé pour ouvrir le champ à l’imagination du spectateur. En refusant la finalité du porno-chic, finalement identique à celle de l’érotisme au cinéma, le gonzo réduit l’excitation à la stimulation, réduit le désir à la pulsion et manque la finalité générale du porno : exciter et satisfaire notre désir de voir, notre voyeurisme. D’où l’idée que tout gonzo est, en tant que film, ennuyeux. Cette approche faisant du porno-chic la vérité du porno a donc tendance à refuser tout simplement le statut de film pornographique au gonzo. Le gonzo ne serait plus qu’un genre dérivé et secondaire du porno par rapport au porno-chic qui en représenterait l’essence et la vérité ; il ne serait plus qu’un produit tendant à sortir même du genre filmique pour ne devenir qu’un simple « matériel masturbatoire » à ranger à côté de la poupée gonflable, du godemiché, des sous-vêtements sexy et autres aphrodisiaques.

 

 

Troisième réponse (la nôtre) : Porno-chic et gonzo incarnent deux vérités du porno différentes et également légitimes du point de vue des normes internes du genre pornographique.

 

Tout d’abord, il y a bel et bien un parasitage du «  pour de vrai » sur le « pour de faux » dans tout porno-chic, même le plus sophistiqué. Un porno-chic, même très bon, reste un film de cul. Il y a certainement une erreur à croire qu’il n’y a qu’une différence de degré entre l’érotisme du cinéma ordinaire et la pornographie de « qualité », sous-entendue le porno-chic. De fait, mises à part quelques exceptions notables (comme L’empire des sens ou La bête cités plus haut), les meilleurs des porno-chics restent souvent très en deçà, en terme cinématographique, des films non-pornographiques. Au mieux, il faut l’avouer, un très bon porno-chic est cinématographiquement aussi bon qu’un téléfilm moyen, qu’un soap opera réussi. De plus, les finalités restent au fond différentes. Le porno-chic vise toujours à exciter, même si c’est indirectement ; l’érotisme du cinéma ordinaire peut enthousiasmer, émoustiller, échauffer nos cœurs et nos corps, mais l’excitation qu’il produit est toujours sublimée. L’aphrodisiaque sublimé qu’est l’érotisme à l’écran n’est pas l’aphrodisiaque assumé du porno-chic. La finalité du cinéma non-pornographique reste celle de l’art (disons la beauté pour faire simple), celle du porno-chic reste de faire bander en fantasmant. On peut regarder un porno-chic en esthète, mais ce n’est pas le but interne du genre. Dans le cinéma érotique, on dit quelque chose sur le désir sexuel, dans le porno-chic, on le provoque. La question est alors de savoir comment on le provoque. 

 

 

bettina rheims

 

Bettina Rheims : le fantasme d'un art qui se veut pornographique...

source

 

 

A quoi bon emprunter des chemins détournés si la finalité est d’exciter ? Réponse : bien qu’il y ait toujours un parasitage du sexe non-simulé sur tout ce qui est simulé, cela n’enlève pas l’intérêt de l’effort du film pour surmonter cet effet de parasitage, même s’il ne peut jamais totalement y arriver. Si le sexe (le « pour de vrai ») parasite l’imaginaire (le « pour de faux »), on peut dire qu’a contrario, l’imaginaire embellit le sexe vu, étant admis qu’il ne peut réussir à le rendre secondaire en vertu de l’effet de parasitage. On peut essayer de justifier cet embellissement du sexe en affirmant que l’effet sur le spectateur est un effet inhibant : l’excitation du porno-chic ne conduit pas directement à l’acte sexuel chez le spectateur (masturbation ou autres), mais le repousse après la fin du film. Si l’acte vu à l’écran est le même que dans le gonzo (la non-simulation produisant le même effet de réel), cette inhibition de sa propre excitation par l’imagination transforme rétrospectivement l’acte vu en fantasme, à condition qu’on fasse l’effort d’attention pour suivre l’histoire et s’intéresser aux personnages qu’elle développe. On peut donc dire que dans le porno-chic, l’imaginaire parasite le sexe autant que le sexe parasite l’imaginaire. Encore une fois, le désir de suivre une histoire et de connaître des personnages inhibe le voyeurisme, le désir de voir du sexe, et transforme ainsi l’excitation en fantasme. Dans le gonzo, le voyeurisme est laissé à lui-même, l’excitation n’a pas de sens sans la masturbation. Le sexe vu n’a donc pas le même sens dans le porno-chic et le gonzo, dans un cas il est filtré par l’imaginaire dans l’autre non. Pourtant, objectivement, les scènes sont comparables. À tel point qu’il existe en dvd des compilations des meilleures scènes de porno-chic qui ne peuvent plus dès lors se distinguer du gonzo. Les fellations de Deep Throat sont déjà des fellations identiques à celles du gonzo dès qu’elles sont isolées du reste du film. C’est la qualité de l’histoire et des personnages, mais aussi de tous les effets de cinéma, qui déterminera si oui ou non, l’inhibition de l’excitation est  réussie. Cette qualité est affaire d’interprétation, mais elle n’est pas plus subjective qu’une critique esthétique réfléchie et argumentée. Précisons que cette « qualité » est relative aux exigences propres du porno-chic et n’est pas relative à des critères externes (moraux ou éthiques), tout comme il y a des exigences propres au western, au film d’horreur, au film de science-fiction, etc…, qui permettent d’en faire une critique esthétique réfléchie et argumentée. 

 

De la même façon, mais pour d’autres raisons, on peut montrer que le gonzo peut lui aussi être du bon porno. Le gonzo sera « bon » dans son genre s’il arrive à obtenir une excitation directe et surtout cette identification du spectateur à la caméra qui rend possible le voyeurisme participatif dont nous avons dit dans notre précédent post qu’il constituait la finalité apparente du gonzo, et cela sans histoire et sans chichi. Les critères de la nouveauté et de « l’originalité » de ce qui est vu semblent particulièrement importants pour déterminer ce qui fait un bon gonzo, puisque ce sont cette nouveauté et cette « originalité » qui sont excitantes. Seulement « l’originalité » ne renvoie pas du tout à une histoire, une situation romanesque ou à la capacité à créer un personnage hors norme, mais relève seulement de la qualité de la performance des « acteurs ». Un mauvais gonzo montre une performance ennuyeuse. Un bon gonzo montre au contraire une performance atypique et puissante où les acteurs dégagent une énergie sexuelle particulièrement importante. À vrai dire, les « acteurs » du gonzo sont assez mal nommés. Ce sont plus des performeurs ou des travailleurs du sexe, plus précisément des « travailleurs qualifiés » du sexe. C’est d’ailleurs à cela que renvoie le statut de porn-star : non à une capacité de jouer, mais à une capacité à produire à l’écran des performances excitantes. Le film d’Annie Sprinkle, Deep Inside Annie Sprinkle, est peut-être un modèle du genre. La performeuse Sprinkle s’adresse à la caméra pour présenter des séquences toutes indépendantes où le spectateur/caméra est souvent interpellé. La qualité du film ne vient que des performances de l’actrice et de ses partenaires appelés par leur nom et à qui elle demande de faire quelque chose et non de jouer un rôle. Là aussi, il y a des critères internes pour évaluer la qualité des gonzos et ce ne sont pas du tout les mêmes que ceux du porno-chic.

 

 

deep inside annie

 

Annie Sprinkle, performeuse en tout genre ! - source.

 

Au fond, le bon gonzo doit s’approcher du documentaire avec cette limite que le gonzo reste un film pornographique fait dans le cadre d’un contrat : Les performeurs agissent pour la caméra, au contraire d’un documentaire où les personnes filmées n’agissent jamais pour la caméra, même si elles savent qu’elles sont filmées et ont donné leur accord (nous reviendrons dans un prochain article sur les dimensions morales de ce contrat). Il existe peut-être des documentaires obscènes, mais ce ne sont pas des gonzos (ni des pornos en général) car les personnes filmées en train de faire l’amour ne le font pas pour la caméra et recherchent leur plaisir et non celui du spectateur, ce ne sont pas des travailleurs du sexe, des performeurs, mais des exhibitionnistes. En fait, la distinction est peut-être souvent difficile à faire ; en droit, c’est-à-dire du point de vue des normes internes du porno, elle est possible. C’est d’ailleurs ce problème que pose finalement le film de Pablo Berger Torremolinos 73. Dans ce film, un couple d’espagnol accepte de se filmer en train de faire l’amour, croyant tourner des documentaires scientifiques pour une encyclopédie sur la reproduction humaine ; il s’avère que les films sont diffusés à leur insu comme des films pornographiques. En fait, il n’y a pas de différence, en droit, il y a une. La finalité interne du gonzo est d’exciter directement le spectateur en étant au plus proche d’une expérience de voyeurisme participatif, mais ce voyeurisme n’est pas réel puisque le gonzo, tout en tendant vers le documentaire, s’en distingue néanmoins. Dans un certain sens, les performeurs d’un gonzo « jouent » pour la caméra, mais sans que cela réintroduise la dimension imaginaire du porno-chic, puisque contrairement à ce dernier, ils ne jouent pas de personnages, ce qui change tout. 

 

 

      Torremolinos

 

Torremolinos 73, entre documentaire et porno ? - source.

 

 

 

Conclusion (que c'est bon...) 

 

Cette troisième réponse semble la plus satisfaisante : les deux genres peuvent donc exister légitimement du point de vue des normes internes du porno. Aucun ne semble réaliser la vérité du porno car ces genres renvoient à deux finalités différentes que le porno en général comme représentation de l’obscène visant à exciter semble pouvoir admettre également. Tout comme la limite extérieure du porno-chic est le film érotique, la limite extérieure du gonzo est le documentaire. D’un point de vue descriptif, on pourrait même peut-être dire qu’un film porno est mauvais lorsque les deux types sont poursuivis en même temps puisqu’il se trouve condamné à être à la fois un mauvais porno-chic et un mauvais gonzo. Il faut bien admettre que la plupart des films entrent dans cette catégorie bâtarde. La plupart des pornos sont donc mauvais et cela d’après les critères internes du porno que nous avons dégagés ! Cela veut-il dire que notre analyse descriptive a manqué un type à partir duquel ces films mixtes ou bâtards pourraient être dits de bon porno ? Peut-être, mais on ne voit pas lequel dans la mesure où les types que nous avons analysés semblent structurer de plus en plus le discours sur le porno et donc la compréhension qu’on peut en avoir.

 

Reste maintenant à évaluer d’un point de vue moral et éthique l’usage qu’on peut faire de ces sous-genres du porno ou du porno en général. On a répondu à la question : « qu’est-ce qu’un bon porno ? », question et réponse somme toute assez inoffensives ; reste maintenant à savoir si le porno est moral et s’il y a un bon usage éthique du porno ; questions plus sulfureuses il me semble. Le discours plus ou moins consensuel que nous avons tenu jusque-là risque bien maintenant d’éclater en plusieurs voies discordantes. Les choses sérieuses vont commencer. La suite au prochain numéro…

 

 

 

pornosophie

 

 

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commentaires

Freakosophe 12/07/2015 23:55

Thx - désormais le site est à cette adresse :

http://www.freakosophy.com

Lelo Billy 20/05/2015 10:07

Intéressante votre réflexion, merci :-)

Kart

Nicolas 12/06/2011 11:04


Que pensez-vous de la fellation du "Diable au corps". Cette scène m'est perturbante. Quelle est l'intention du réalisateur ? Comment les acteurs, surtout M. Detmers, en sont-ils arrivés à accepter
de tourner cette scène ?