Après l'exposition hommage en 2007 à la fondation Cartier, David Lynch revient hanter la capitale avec son brushing improbable et semble s'imposer après le séduisant album Dark Night of The Soul comme une franchise marketing aussi jouissive que rentable du point de vue de l'image.

Une des onze vitrines du maître -
source.
C'est donc aux Galeries Lafayette qu'officie jusqu'au 3 octobre le plus branché des cinéastes en réalisant
onze vitrines et en proposant une petite exposition de ses lithographies au premier étage du magasin. C'est l'occasion pour les fans d'entrer un peu plus dans son univers et de voir à quel
point il sait se plier à toute une série d'exigences aussi bien formelles (cinéma, musique, peinture...) que commerciales. Car en se saisissant du thème imposé par les Galeries, "Femmes
d'influences", le réalisateur d'Eraserhead nous livre avec son exposition "Machines, Women, Abstraction" encore un sans faute. Il reste cependant à se poser la question
de savoir où se situe la limite entre l'art et la décoration car Lynch en déclinant aussi bien ses adaptations en arrive à brouiller une frontière qui était pourtant très nette au début de sa
carrière...
Un making-of de l'exposition trouvé sur l'excellente webtv
Tribeca 75 :
"Machines, Women, Abstraction" du 8 septembre au 3 octobre 2009 aux
Galeries Lafayette (40, bd Haussmann 75009 Paris).